La pratique

Les techniques corporelles chinoises pratiquées en cours ont une structure globale très simple, ce qui les rend accessibles à tous. Néanmoins, quand on les explore progressivement dans leurs détails et dans les variations qu’elles permettent (applications martiales ou de santé, rythmes, amplitudes, enchaînements…), on se rend compte de leur complexité et de leur potentiel. Elles peuvent à ce titre intéresser les pratiquants chevronnés.

L’objectif pédagogique consiste à explorer, par des formes de « rituels » et de « jeux », les modalités multiples de l’expression et de la circulation de la « force vitale » dans le corps et la personne et dans ses interactions avec l’environnement social et naturel.

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Les arts chinois du corps dits « internes » (neijiaquan) qui sont les plus connus en Occident sont le « taichi » ou taijiquan (enchaînements de mouvements essentiellement martiaux effectués lentement) et le qigong (exercices gymniques et respiratoires liés à la médecine chinoise et à la méditation taoïste). Ces deux catégories aujourd’hui largement mondialisées ne sont pourtant que la partie la plus visible d’un vaste champ de pratiques remontant à l’antiquité, composé d’une multitude de lignées de transmissions qui s’entremêlent et se renouvellent sans cesse par les expérimentations et les innovations des spécialistes.

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La carte du paysage intérieur (neijing tu)

Le point commun de ces pratiques réside dans la mise en relation de l’intériorité de la personne, de son corps et de l’environnement humain et naturel tel qu’il est vécu immédiatement. En termes chinois, ce travail porte sur la « forme corporelle » (xing), les « souffles vitaux » ou « énergie » (qi) et l’ « intentionnalité » ou « pensée créatrice » (yi). Ces pratiques sont de plus en plus présentes dans les espaces publics comme dans les institutions sportives et médicales modernes en Chine et dans le monde, et les études scientifiques à leur sujet se multiplient.

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Durant les cours, les exercices alternent entre pratique de quiétude (jinggong) et pratique de mouvement (donggong). En ralentissant et en intériorisant le mouvement jusqu’à l’immobilité de la forme corporelle, le pratiquant est invité à prendre conscience de l’activité de son corps, de sa personne et de son environnement. Par l’extériorisation, il est invité à faire reposer son action, sa tonicité et son efficacité sur le calme, le rythme et la coordination. Les cours reposent sur une seconde alternance, cette fois entre pratiques individuelles et en duo (tuishou, duilianbiwu), dans le but d’expérimenter la relation à l’autre entre collaboration et confrontation pacifique.

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